Qui s'enferme dans la haine finit par se haïr lui-même.
« Qui s'enferme dans la haine finit par se haïr lui-même. »
Proverbe africain, recueilli dans « Le dictionnaire des proverbes africains » (1984)

Signification
La haine entretenue se retourne contre son porteur : à force de haïr, on devient soi-même habité par ce qu'on déteste, et le poison destiné à l'autre nous ronge de l'intérieur.
Interprétation
Ce proverbe africain décrit la haine comme une prison dont le détenu est le geôlier : l'objet de la haine vit sa vie pendant que le haineux, lui, ne vit plus que par elle. Elle dévore le sommeil, les pensées, la joie, jusqu'à ce que l'homme ne supporte plus ce qu'il est devenu. Pardonner n'est pas un cadeau fait à l'autre, c'est une évasion.
Contexte d'usage
Employé pour aider quelqu'un à lâcher une rancune qui le détruit plus qu'elle n'atteint sa cible.
Origine et attribution
Proverbe africain, recueilli dans « Le dictionnaire des proverbes africains » (1984)
- Origine documentée. Origine appuyée sur une source académique ou une tradition orale clairement identifiée.
- Relevé dans : Le dictionnaire des proverbes africains (1984)
Mots-clés :
Proverbes du même thème
« Un homme rempli de haine est plus méchant que cent tigres. »
Proverbe africain, recueilli dans « Le dictionnaire des proverbes africains » (1984)
« Rare et merveilleux n'étonne pas plus qu'une semaine. »
Proverbe abyssin, recueilli dans « Les proverbes et dictons abyssins » (1972)
« On peut être une bonne bête, mais on n'est jamais bon quand on est sot. »
Proverbe africain, recueilli dans « Les proverbes et dictons africains » (2006)
« L'emprunt n'est pas un don. »
Proverbe de droit coutumier, recueilli dans « Droit coutumier africain » (1993)
« Qui commence une affaire doit la suivre jusqu'au bout. »
Proverbe de droit coutumier, recueilli dans « Droit coutumier africain » (1993)
« Au lieu de planter la vilenie, plante plutôt une bananeraie. »
Proverbe africain, recueilli dans « Le dictionnaire des proverbes africains » (1993)