Si tu vois un riche qui boite, c'est un pauvre qui s'est cassé la jambe.

« Si tu vois un riche qui boite, c'est un pauvre qui s'est cassé la jambe. »

Proverbe haoussa du Nigeria, d'après « 358 Hausa Proverbs » (2012), traduction française du site IDAN KA GA MAI-ARZIKI YANA INGISHI / MATSIYACI NE YA KARYA ƘAFARSA. (haoussa)

Proverbe africain illustré sur fond wax : « Si tu vois un riche qui boite, c'est un pauvre qui s'est cassé la jambe. »

Signification

Le riche n'assume pas lui-même les conséquences de ses erreurs ou de ses problèmes : ce sont les pauvres qui en paient le prix. Quand le puissant souffre en apparence, c'est souvent le faible qui porte vraiment la blessure.

Interprétation

Ce proverbe haoussa est une critique sociale acérée : l'infirmité visible du riche cache souvent une blessure infligée à un pauvre. Celui qui a le pouvoir peut se permettre de paraître fragile sans en subir les vraies conséquences ; c'est l'homme ordinaire qui incarne réellement la souffrance. Il invite à ne pas être dupe des apparences de vulnérabilité des puissants.

Contexte d'usage

Employé pour dénoncer que les difficultés des puissants sont souvent payées par les plus faibles, et pour inviter à chercher qui porte vraiment le coût d'une situation.

Mots-clés :

inégalitérichesseinjusticeapparencespauvreté